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Dokument Jean-Baptiste Pitra an Leo Thun
Wien, 4. September 1860
Signatur Staatliches Gebietsarchiv Leitmeritz, Zweigstelle Tetschen-Bodenbach
Familienarchiv Thun-Hohenstein, Linie Tetschen, Nachlass Leo Thun
A3 XXI D608
Regest

Der Benediktinermönch und Kenner der orthodoxen Kirchen, Jean-Baptiste Pitra, berichtet Leo Thun von seinen Beobachtungen über den Basilianer-Orden in Österreich: Die Mönche der Ostkirchen erfüllen seiner Ansicht nach eine doppelte Mission, indem sie einerseits gegen die Feinde ihres Glaubens kämpften und andererseits missionierten. Die griechische Kirche sei geprägt durch ihren Kampf gegen Schisma und Islam. Ihre Gebräuche seien in das christliche Leben integriert und würden von Mönchen sowie Gläubigen befolgt. Er hebt mehrfach die Einzigartigkeit des Basilianer-Orden innerhalb der verschiedenen Orden hervor. Dem stehe aber die schwierige finanzielle und rechtliche Situation gegenüber, in der sich der Orden befinde. Pitra bittet daher den Minister den Orden zu fördern, etwa durch eine jährliche finanzielle Unterstützung für die ärmsten ungarischen Klöster aus dem Fonds der Bettelorden oder die Wiedereinrichtung der Gesamtkongregation der Basilianer und der Gesamtvertretung in Rom. Pitra betont, dass die Förderung der Basilianer auch im Interesse der Regierung sei und appelliert an die Verantwortung Österreichs, die das Land als einzige slawisch-katholische Großmacht habe.

Beilagen, Anmerkungen

Französisch.

Unter derselben Signatur befindet sich noch ein weiterer Brief von Jean-Baptiste Pitra dieselbe Angelegenheit betreffend: Jean-Baptiste Pitra an Leo Thun. Wien, 12. September 1860.

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Transkription

    Monsieur Le Comte

    J'ai du considérer comme un devoir, après les marques indignes de bonté dont Votre Excellence a daigné m'honorer de consigner par écrit, conformément au désir exprès de Votre Excellence, les principales observations que j'ai eu l'honneur de lui soumettre concernant l'ordre de Saint Basile en Autriche.
    La pensée principale du saint législateur de cet ordre, qui ne l'a pas crée, mais qui lui a donné une direction et une discipline nouvelle, parait avoir été celle-ci: transporter de la solitude au milieu des populations des moines jusqu'alors volontairement relégués dans le désert, pour donner à l'Église et mettre à la disposition des évêques des hommes d'élites, qui en communiquant quelque chose de leur héroïsme à la foule fussent toujours prêts à soutenir la lutte contre les ennemis de la foi.
    L'Histoire atteste que les moines d'orient ont généralement rempli cette double mission. Apôtres et soldats, ils n'ont celle de combattre et d'évangéliser, tant que les chefs ne leur ont pas fait défaut. Même après Ghotius [Grotius?], ils reculent de deux siècles la rupture avec Rome. Pendant plus de mille ans, le martyrologe romain lui-même eut regretté leurs triomphes et s'enrichit de leurs noms. Si enlacés de mensonges, trahis par les Évêques et les empereurs, ils n'ont pas repoussé plus efficacement le schisme et l'islamisme, du moins ont-ils en partie neutralisé ces deux fléaux, en leur opposant des exemples austères, et en conservant une puissante action sur les peuples. Toute l'église grecque a profondément reçu leur empreinte. La hiérarchie toute entière est sortie de leurs rangs. Les plus dures observances de leurs cloitres, sans excepter le quadruple jeûne de chaque année, sont passés dans les habitudes de la vie chrétienne. La liturgie, les longs offices, les dévotions monastiques, le cérémonial choral, tout, sauf le célibat, a été commun entre les moines et les fidèles. Et le célibat, heureusement conservé dans les cloîtres, a peut être seul empêché que le christianisme oriental, putrifié entre le schisme et l'islamisme ne disparut totalement. Aussi, une invincible reconnaissance a toujours et partout attaché étroitement aux vieux moines Basiliens toutes les populations du rite grec. Ce fait capital ne peut être perdu de vue par quiconque veut apprécier le passé ou l'avenir religieux de ces peuples, et savoir au juste d'où peut leur venir la direction la plus sûre et la plus puissante.
    Par un profond dessein de la Providence, cette institution est unique pour toute l'Église orientale. Sur ce théâtre aussi vaste que mobile, malgré tous les hommes éminents, savants, ambitieux, qui ont occupé la scène, aucun, depuis Saint Basile le Grand, n'a pu ni créer rien de semblable, ni s'approprier et façonner sur un autre plan cette vaste et vigoureuse famille Basilienne. Si rien n'a pu la remplacer en orient, à plus forte raison aucune de nos institutions occidentales ne peut elle en tenir lieu. Les plus élastiques comme les plus énergiques ou cesseront d'être ce qu'elles sont, ou ne seront jamais Basiliennes.
    Aussi Dieu a-t-il voulu que son Église ne fut jamais prisée de cette milice. Quand Michel Cérulaire consomma le schisme, une élite de ces moines, transporta de nombreuses colonies en Italie, en Sicilie et en Espagne. Au seizième siècle, peu après que l'orient à la voix de S. François Xavier se fut ouvert à l'autre bout du monde à nos portes, une pacifique défection du schisme grec fit passer en nos rangs, avec plusieurs millions de fidèles, deux cents monastères Basiliens.
    Des côtés de la Baltique, liés comme une longue chaîne à travers la Lithuanie et la Pologne à ceux que l'Autriche possédait dans la Hongrie et la Transylvanie, et qui s'échelonnaient tout le long du Danube jusqu'à la mer noire, c'était tout à la fois un rempart et un camps de réserve: un rempart, qui a véritablement préservé la Russie de l'invasion luthérienne et les slaves occidentaux du schisme russe; une réserve d'apôtres, qui a donné, au nom de tout l'orient et de quinze siècles d'éclatant d'émeutiers aux innovations de la Germanie, et qui bien dirigés d'autre part, auraient pu en s'assimilant de poche en poche les monastères gréco-slaves, entamer le schisme et précipiter la ruine.
    Telle a été la pensée constante et manifeste du Saint Siège. Benoit XIV. en est l'éloquent interprète. Il est douloureux de voir que presque tous les auxiliaires, appelés à seconder cette grande pensée, n'ont rien omis pour la faire échouer.
    Survivant à tous les déchirements de la Pologne et aux tourments de l'Autriche, l'ordre possédait encore, sur la fin du siècle dernier 198 monastères; il fallut d'abord détacher la belle et florissante province de Lithuanie, qui comptait 108 monastères. La lithuanie n'a pas oublié ces anciens apôtres et c'est à eux surtout qu'elle doit la foi naïve, les mœurs patriarcales, l'héroïsme de son peuple catholique, l'un des plus admirables du monde chrétien. Il fallut encore séparer en deux tronçons la province de Pologne. Les 22 monastères de la Gallicie firent un suprême et sublime effort en demandant qu'on les réunit aux obscurs et pauvres couvents de la Hongrie et qu'on les soumit tous à un Général qui à Rome gouvernerait tous les romains épars en Autriche, en Italie, au Sicile et en Espagne. Josep II, répondit à cette requête par les décrets qui interceptaient tout commerce aves les supérieurs étrangers, confisquaient les caisses provinciales, anéantissaient tout jurisdiction des archimandrites et protoarchimandrites. La congrégation fut dissoute; quelques années suffirent pour qu'elle en vînt à l'état actuel, à 24 monastères, qui, sauf un petit nombre, luttent dans l'agonie contre l'opprobre et l'indigence extrême.
    Ce fait est d'autant plus affligeant qu'il contraste avec la permanence et la dignité de l'institution Basilienne, au milieu même du schisme et de l'islamisme. Il y a plus: la Pologne catholique d'autrefois, et, qu'il me soit permis de l'ajouter, l'Autriche d'aujourd'hui ont possédé et possèdent des Monastères Basiliens non-unis qui n'ont rien perdu de leur antique splendeur, qui ont des Églises magnifiques, qui entretiennent des écoles florissantes, qui ne manquent ni de maitres savants nie de riches bibliothèques, qui choisissent leurs candidats parmi les familles les plus influentes et les mieux lettrées, qui fournissent tous les hauts dignitaires des diocèses et des métropoles. Loin de moi la pensée ni de vouloir disputer les droits acquis, ni d'envier le faste ou la pompe pour nos moines catholiques. Mais il n'en est pas moins vrai qu'en face de cénobitisme hiérarchique et imposant, nous ne pouvons présenter dans les Basiliens, nos frères, enfants de l'Église catholique, que d e pauvres moines vivant entre l'opprobre et indigence, habitant des monastères délabrés, priant dans des Églises en ruines, manquant pour leurs écoles d'élèves comme de maitres, sans autres bibliothèques que les livres vermoulus et incomplets de leurs [frères] et sœurs systématiquement exclus de la hiérarchie et de tous les dignités capitulaires et métropolitaines, réduits à recruter dans les derniers rangs du peuple, des vocations douteuses et désespérantes pour l'avenir.
    Serait-ce donc que l'institution basilienne entre nos mains se ferait défaut à elle-même, ou que nos moines Basiliens manqueraient à leur institut?
    Des documents incontestables m'obligent de répondre deux fois qu'il n'en est rien et de trancher l'une et l'autre question à l'avantage des Basiliens et de leur institut.
    L'institut, en passant à l'Église catholique, s'est développé habilement. A partir surtout du concile de Zanosc [Zamość] en 1720 qui posa le principe fondamental et rénovateur d'une confédération de tous les monastères, une série de chapitres généraux et provinciaux tenus de 1 en 2 ans jusqu'en 1779, s'inspirant, sans s'écarter de l'esprit de l'ordre, de tout ce qui il y avait de mieux combiné dans nos corporations latines, élabora de sages règlements qui permirent de rivalités avec tous pour la rigueur de l'observâmes, l'activité du zèle et la fécondité des résultats. La suppression brusque de la compagnie de Jesus, les trouva prêts pour remplir avec honneur sa plaie dans les collèges et les missions. Frappés à leur tour, ils n'ont pu subsister que parmi les ruines de leur propre institut.
    Au milieu de ces ruines, se sont ils manqués à eux-mêmes? Rien ne serait plus excusable. Le meilleur moine est homme. Si on brise ses armes, si on enchaine ses bras, le plus vaillant soldat est aisément abattu. Que les Basiliens, comme d'autres, aient défailli, n'ayant plus ni chef ni règle libres, on se plait durement à le dire; et pourtant, à l'égard des Basiliens, c'est une injustice de plus, surtout si l'on prétend qu'il ne reste plus rien parmi ces moines dégénérés. Je pris et je dois affirmer, sur ces autorités et ces témoignages que m'inspirent toute confiance, qui en ce qui concerne la régularité, ils ne la cèdent à aucun autre ordre; que pour la science, s'ils ont beaucoup perdu des connaissances enseignées dans nos écoles latines, ils possèdent seul l'intelligence de leurs rites, science sainte et profonde qui peut en remplacer beaucoup d'autres et que nulle ne peut suppléer. S'ils n'en profitent pas assez pour se remplir de l'esprit méditatif qui doit tout vivifier au cloitre, il faut en grande partie l'attribuer à la vie trop précaire et pleine d'angoisses qu'ils ont à mener chaque jour. Enfin, s'il y quelque art des éléments sérieux de restauration, il s'en trouve là tout autant, et nulle part il n'est plus opportun et plus urgent de les mettre en œuvre.
    L'Autriche est la seule puissance catholique slave. Non seulement les vingt millions de slaves soumis à son sceptre seront tous attentifs et reconnaissants à toute parole, à tout acte bienveillant pour l'ordre de Saint Basile. Mais d'autres millions d'hommes, slaves, valaques et grecs, applaudiraient. Tous ont les yeux particulièrement fixés sur cette portion de l'Église catholique, qui a conservé son rite grec au sein de l'Empire apostolique. Ils se joindront peut être à leur forces, s'ils voient leurs églises et leurs monastères prospérer. Ils nous prendront en aversion et blasphémeront toute la catholicité, si l'union ne produit parmi nous, même pour les personnes consacrées à Dieu, que l'indigence et l'opprobre. Cette union que Dieu semble préparer aux portes de l'Autriche et qui peut prendre au loin l'essor, peut aussi s'évanouir par quelques plaintes et d'odieux parallèles. De plus, une époque mémorable et fastique, qui déjà passionne tous les enthousiasmes slaves, le Millénaire de S. Cyrille et de S. Méthode en 1863 semble ériger impérieusement que l'on vienne au plus tôt en aide aux moines Basiliens frères et fils des apôtres, et que l'on ne perde pas un moment pour préparer, en réparant cette grande ruine, le monument le plus populaire et le plus chrétien que puisse élever l'empire Apostolique.
    S'il m'est permis d'indiquer brièvement les moyens qui peuvent concourir à cette œuvre providentielle, j'oserais énumérer, entr'autres, les suivants:
    1. Accorder avant tout, pour quatre ou cinq ans aux monastères de la Hongrie les plus pauvres, Krasnobrod, Beresn, Afidzticz, Bukocz un subside annuel de [?] ou 500 florins, à prendre sur le fonds de religion, destiné aux ordres mendiants. Les Basiliens ne sont que trop évidemment dans cette catégorie. Cette somme relativement modique, suffirait à leur plus pressants besonis [besoins].
    2. Accorder des primes d'encouragement et tous les livres nécessaires aux écoles de chant ecclésiastique ou Préparandies qu'ils ont conservées et entretenues avec un zèle bien digne d'éloges. Le gouvernement peut avoir à regretter, comme un présent funeste, les arts, sciences et méthodes latines introduites parmi les populations slaves. Mais il n'aura jamais à se repentir d'avoir pourvu de ses largesses ces modestes Préparandies d'où partent les maîtres de chant et chefs de chœur qui relèvent la beauté des fêtes de l'Église, transmettent aux enfants les méthodes séculaires de leur pères, entretiennent dans les familles slaves ce culte précieux de la musique sacrée, nulle part plus pure et plus florissante que dans les provinces autrichiennes et danubiennes.
    3. Céder aux Basiliens, pour ces écoles et pour toutes les Églises slaves, l'édition des livres de ce rit imprimée par le gouvernement, à la charge de mettre à profit la vente de cette édition pour fonder une typographie qui fournisse les éditions subséquentes et répand les bons livres dans toutes les langues du rite grec. Le gouvernement d'Autriche ne peut faire un meilleur emploi des capitaux que la belle édition des livres slaves à pu absorber. Il y aurait toutefois, en ce qui concerne les livres schismatiques des mesures à prendre avec les autorités ecclésiastiques respectives. La seule concession d'un brevet d'imprimerie et de quelques types peut être un grand bienfait matériel et moral pour créer des ressources et stimuler les études parmi les moines basiliens.
    4. Réserver et sur le subside annuel et sur la vente des livres, et sur les ressources des écoles ou autres, un fonds suffisant pour entretenir un noviciat nouveau et commun, qui prépare des moines exemplaires, destinés à raviver successivement toutes les maisons. Le chapitre général des Basiliens de Hongrie a nommé pour cet emploi un pieux et [?] Père polonais, qui serait sans doute également agrée par la Province de Gallicie. Si les distances ne rendent pas impraticables ce noviciat commun, il y aurait avantage spirituel et matériel à réunir sous une même direction tout les novices dont l'émulation, les bons exemples et la persévérance croîtraient avec le nombre.
    5. Céder aux Basiliens pour le noviciat l'abbaye de Velehrad, cré[er] le concours des fidèles, déjà bien nombreux en l'honneur de Saint Cyrille et de Saint Méthode, peut rapidement s'accroître à d'immenses proportions et ménager promptement des ressources pour un long avenir. Il n'est pas possible qu'en 1863 la piété des pèlerins ne trouve pas en ce lieu quelques moines Basiliens. Les savants pourront disputer sur la mort ou l'arrivée des Saints apôtres en ce lieu célèbre. Mais le peuple qui applaudirait naïvement une fondation monastique en honorant la mémoire de ses patriarches supportera difficilement de trouver la magnifique abbaye déserte et hantée seulement par quelques soldats.
    6. Rétablir une congrégation générale des Basiliens. Cette mesure est le couronnement de toutes les autres et la moins impraticable. L'ordre possède encore 22 monastères, y compris leurs couvents de Basiliennes, renfermant un total de 174 personnes. Il y a peu de congrégations dans tous les ordres latins qui aient eu à leur début un tel point de départ. L'expérience faite au siècle dernier, à partir du concile de Zanosc [Zamość] en 1720, prouve qu'on peut une seconde fois et rapidement, par une confédération intelligente de toutes les forces, rendre à l'institut toute la rigueur primitive. L'assentiment du Saint Siège ne peut manquer à cette œuvre qui trouvera également un puissant auxiliaire dans la piété de sa majesté Apostolique. Il suffira d'ailleurs de consolider et d'étendre à des proportions limitées ce qui déjà subsiste en partie. La Province de Gallicie possède un archimandrite et un chapitre provincial. Les mêmes privilèges sont indispensables aux monastères de la Hongrie. Le protoarchimandrite alternativement nommé dans l'un ou l'autre province aura la suprême intendance. Velehrad pourrait être le pont central d'où son action s'exercerait à la fois et sur le noviciat, et sur la typographie et sur les deux provinces de Gallicie et de Hongrie qui ne seraient pas sans analogie avec les deux anciennes provinces de Pologne et de Lithuanie, dont les contrastes se complétaient et créaient une utile et féconde émulation.
    7. Aussitôt que la congrégation aurait repris une activité régulière, il importerait de rétablir la procure générale à Rome, qui eut son siège à l'Église des S.S. Cosme et Damien et un hospice pour les étudiants à S. Maria del Pascolo. L'Empereur de Russie, vers 1820, faisait encore faire des démarches auprès du Saint Siège pour réclamer le bénéfice de ces fondations. Si les titres et les droits ne sont pas périmés, il importerait de les revendiquer, pour ménager surtout un asyle aux élèves que l'ordre pourrait envoyer suivre les cours des collèges de Rome.
    8. Il importerait enfin de ne pas laisser dans un provisoire indéfini les règlements formulés à la suite de la visitation générale de 1857 et dont en attend encore l'approbation apostolique. J'ose insister en terminant pour que l'on s'abstienne de toute mesure nouvelle, si elle ne doit être que provisoire, et si l'on ne peut procéder avec vigueur et constance jusqu'à la réalisation d'un état meilleur et satisfaisant.
    Daignez, Monsieur le comte, agréer mes excuses pour la forme insolite peut être et démesuré de cette lettre, que je n'ai osé écrire déférant à un vœu et à un devoir dont je ne pouvais décliner l'honneur. Agréez en même temps l'hommage du profond respect avec lequel je suis et ose me dire

    De Votre Excellence

    Le très humble et obéissant serviteur

    Vienne, au couvent des Dominicains, 4. Sept. 1860