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Máriapócs

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… au contraire, jusqu'à présent il n'a y a aucun noviciat régulier, bien qu'avant deux ans Mgr. Visitateur apostolique a ordonné son établissement et lui-même nomma un maître des novices, mais le provincial ne s'y presse pas, et aujourd'hui encore le noviciat est vide. On n'y enseigne pas aux novices autre chose, qu'un peu de chant de l'Église et puis on les envoie par couvents pour s'occuper des quêtes. On les laisse même sans aucune instruction religieuse, d'où il s'en suit, qu'ils peuvent parfaitement oublier leur catéchisme s'ils en savaient quelque chose. L'enseignement théologique s'y fait en levant, car les jeunes gens qu'on reçoit à l'ordre, en général n'ont pas assez d'instruction pour pouvoir suivre les études du séminaire, et s'il se présentent des sujets plus instruits on ne les reçoit guère. Et cet enseignement est très faible. Pour recevoir les ordres rares, les jeunes religieux sont obligés de passer un examen devant les professeurs du séminaire d'Unguar. Un de plus dignes prêtres et des plus savants professeurs de ce séminaire le chanoine Csapcey, m'assurait, que s'il ne s'agissait pas du maintien de l'ordre, on ne pourrait pas pour la plupart les admettre au sacerdoce. Ce qui est bien naturel, car les novices arrivent ordinairement sans études préparatoires; quelques années qu'ils passent aux couvents, sont consacrées à faire des quêtes, des lesquelles ils ne peuvent rien apprendre et le plus souvent ils y perdent beaucoup et après cela on les envoie faire leurs études théologiques d'un professeur qui lui-même n'est pas bien fort. Aussi l'ordre marche rapidement vers sa destruction. Dans l'espace de dix ans, la mort lui a enlevé 27 prêtres et pendant ce même temps on n'a pas pu présenter plus que six jeunes gens pour le sacerdoce. Il est vrai qu'il n'y a que peu de sujets qui se présentent pour embrasser la vie religieuse et ceux-ci encore sont sans une instruction suffisante, mais je suis convaincu que la cause toute entière est dans l'incapacité du supérieur provincial et dans sa mauvaise manière de gouverner. Il n'y a rien là, que pourrait attirer un jeune homme tant soit peu cultivé et il y a tout qui peut le repousser. La visite apostolique a voulu y remédier en imposant des nouvelles règles pour l'ordre; mais ces règles sont restées sur le papier et jusqu'à [ce] que la province n'est pas à sa tête un homme qui voudrait et serait en état de les mettre en pratique, certe[s] qu'on ne peut espérer aucune amélioration. Il s'en suit de cet état des choses que la vie religieuse n'y existe pas. Quelques uns des supérieurs des couvents pourtant travaillent avec zèle pour relancer leurs couvents de l'abus de décadence matérielle dans laquelle ils se trouvent. Il faut avouer aussi que la plupart des couvents n'ont pas des dotations suffisantes et que sans quêtes il leur serait impossible de se maintenir. Les Basiliens d'Hongrie desservent une paroisse à Mariepocs [Mariapocs] et ils y maintiennent une école normale et une autre pour former les chantres de l'Église toutes deux en passablement mauvais état. Le couvent de Mariepocs […

… ] et ils y maintiennent une école normale et une autre pour former les chantres de l'Église toutes deux en passablement mauvais état. Le couvent de Mariepocs [Mariapocs] et celui de Munkats […

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